La Bottega Renzini, un concept en plein essor.

Pas tout à fait indépendante, mais pas franchisée non plus : la boutique qui s'est ouverte en 2020, déjà récompensée par le trophée Commerce Design Strasbourg Eurométropole catégorie commerce hybride, inaugure une solution de développement encore peu répandue en France mais sans doute promise à un grand avenir. 

Une base : la charcuterie

"Tous nos produits de charcuterie sont issus des productions d'une même famille qui travaille la viande de porc depuis 130 ans et quatre générations, dans le centre de l'Italie", explique Julien Febvre, le gérant de la boutique Renzini. Il s'agit de la famille Renzini, qui a donné son nom au magasin, premier du genre en France : "C'est en apprenant l'existence d'une boutique à Monaco que m'est venu l'idée de faire appel à eux". Le deal : la boutique adopte le nom du fournisseur, et achète la totalité de sa charcuterie chez eux. "Mais nous restons libres pour tout le reste : les fromages, les antipasti, les desserts... que notre importateur fait venir de toute l'Italie", souligne Julien Febvre.

Tradition et traçabilité

La charcuterie de la Bottega Renzini est issue d'un savoir faire de plusieurs siècles. "Les jambons sont affinés à mille mètres d'altitude dans les montagne d'Ombrie", sur la commune de Norcia, entre Pérouse et Rome. "Les cochons sont nourris avec des aliments naturels, ils sont élevés en plein air et ensuite le processus de transformation est artisanal" renchérit Julien, c'est un gage de qualité. Et les recettes sont sans égales : "Salami à la truffe et au parmesan, salami de sanglier, jambon cru au vinaigre balsamique, spécialités au fenouil ou au brandy, jambon cru au vin rouge ou carré à l'orange." Et les prix restent très raisonnables : généralement de trente à quarante euros au kilo... soit à peine plus qu'un jambon blanc sous-vide acheté en supermarché ! 

Un concept adaptable

Quant à la boutique elle-même, c'est un concept mixte : à la fois épicerie fine, traiteur mais aussi bar et restaurant. Mais dans la mesure où la parti restauration et bar a souvent été contrainte de fermer en raison des obligations règlementaires, c'est la vente à emporter qui a sauvé Julien Febvre: "actuellement, c'est la clientèle du midi, celle des bureaux qui achète un plat à emporter, qui représente la grande majorité de notre activité : 80 à 90%". D'où des plats faciles à réchauffer, même au micro-ondes, comme les lasagnes, cannelloni, les involtini... Julien Febvre commence même à imaginer des possibilités de développement dans tout l'est de la France, à Paris ainsi qu'en Belgique ! 

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